Structure d'un TOC


Avant-propos :

Cet article est le premier du blog que j'entretiendrai au gré de mon temps libre. Pourquoi un blog ? L'idée est de diffuser publiquement mes recherches personnelles en matière de mécanique humaine. Je me permettrai donc de laisser libre cours à mes théories.

À noter que je mets soigneusement à l'épreuve chacune de mes évaluations, ce qui me conduit à des résultats concrets. Dans le cas contraire, je me garderai bien de tenir la moindre affirmation, et nous pourrons surpasser mes hypothèses autour d'un thé.

La structure d'un TOC :

De l'extérieur, on repère un schéma succint, comme suit :

1 - Une situation rappelant un souvenir stressant

2 - Pensée obsessionnelle surgissante

3 - Augmentation du stress jusqu'à la réaction ancrée comme antidote

4 - Rituel apparenté à une compulsion

Nous en venons ici au premier point essentiel du phénomène. Ce n'est pas le rituel - souvent repérable depuis l'extérieur - qui est compulsif. C'est la pensée surgissante qui l'est, nonobstant la difficulté que cela représente pour certains sujets à la repérer.

À bien y regarder, le TOC est une réaction phobique particulièrement identitaire.

En observant sa structure profonde, le rapprochement qui suit paraît évident : c'est comme si un arachnophobe craignait de devenir une araignée ou bien craignait de se ruer dessus sans raison, pour jouer frénétiquement avec le dard de la bestiole. La méfiance se porte à l'égard, non seulement de l'objet de la projection - ici : l'araignée - et à l'égard d'une incapacité à gérer physiquement la situation, mais de surcroît à l'égard d'une incapacité à rester prévisible pour soi-même. De l'intérieur, on peut en effet repérer une forme d'aberration commune à un grand nombre de comportements limitants, qui gâchent la vie de millions de personnes : l'intellect se trouve, d'une certaine façon, muselé par le cerveau instinctif. Instinctif car, à ce stade, nous verrons que nous avons passé le cap émotionnel d'origine. L'intellect ne parvient plus à imposer la raison. Les réactions rituelles sont insensées pour la logique rationnelle - celle édifiée par le neo-cortex - car elles sont une réaction de logique symbolique. Elle n'est pas sophistiquée, mais brute.

À l'origine de ce schéma : une situation persistante - et une émotion originelle s'y rapportant - à laquelle l'intellect n'a pas été capable de fournir de solution efficace, à travers une décision nette et mature. Le stress perdure, qui plus est du fait que la situation problématique se répète. L'émotion - messagère du système limbique - attend une réaction intellectuelle satisfaisante qui ne vient pas. Les aires instinctives s'affolent "On attend quoi, les gars ?". Le corps est en suspens. Les nerfs s'échauffent. L'individu se tourne alors vers la création pour trouver un exutoire - au lieu d'évoluer consciemment vers un point de vue plus large. Cet exutoire semblant acceptable au départ, l'individu s'en contente voire s'en félicite - cet exutoire pouvant être artistique. Et si ce petit rituel est étrange, c'est tout de même plus vivable - au début - que le sentiment généré par la situ