Une question de rythme


Et si l'on avait omis de nous indiquer que nous allons bien ? Tantôt le commun des mortels a la pêche, tantôt il la recherche. Il met en place des solutions pour pallier les états d'âme et

- qu'importe les résultats sur le long terme - cette démarche est déjà merveilleuse !

Qu'il s'agisse de sauter sur un cookie (ou deux... dix ?), d'organiser une soirée ou un goûter en urgence, de visionner la saison complète d'une série en un week-end, de griller un morceau de compte en banque... ou bien de s'isoler toute une semaine en dénichant l'éventualité d'une maladie fulgurante, de se prendre de passion subite pour les vieux dossiers, de se ruer sous la pluie en pleine nuit pour courir, de méditer face à un litre de camomille, de réaliser les postures de yoga les plus loufoques... Il y a là un objectif louable : l'être humain tient simplement à réhausser son moral, à retrouver l'équilibre !

Alors, comment faire pour avoir le sourire AVANT, PENDANT et APRES ? Comment - au besoin - se permettre d'évoluer vers une solution différente ?

Que ce soit en consultation ou en observant le monde, il apparait que l'on a parfois besoin de quitter le moment présent, en se remémorant de bons souvenirs ou en imaginant un avenir éclatant. Quand d'autres fois, c'est revenir sur cette bonne vieille Terre, ici et maintenant, qui nous intéresse. Les interprétations du monde extérieur tout comme ses projets à réaliser entraînent, et parfois déroutent, l'être conscient et intuitif. Car il ne s'agit pas seulement de percevoir ; on pense, on ressent, plus ou moins positivement et efficacement, et ça peut tourner à cent à l'heure.

Alors, que ce soit pour se dissocier de l'instant ou pour s'en rapprocher, nous adoptons des comportements. Dans certains cas, ils nous font du bien dans l'immédiat avec des répercussions fantastiques sur l'avenir ; dans d'autres, ils nous font un peu l'effet d'un faux ami.

Or, certaines époques et certaines formes d'éducation, d'apprentissage, précaunisent d'adopter une position de recul. Non pas celle du dictateur furibond, à l'intérieur de soi, mais de l'ami ou du sage, une forme quelconque de combattant tranquille.

Lorsque l'on recherche simplement l'énergie nécessaire pour avancer et que l'on se sent moins bien muni qu'à l'accoutumé ou que d'autres individus, un choix s'offre encore.

Un écho de la semaine passée me revient : "Et si tu vis à fond le plaisir recherché ? Que tu décides de t'ateler à découvrir ces moyens qui servent ton équilibre total, après t'être laissée aller ?"

Un sourire... Il y a une différence entre se donner un rendez-vous intérieur, au meilleur moment, et procrastiner.

Un matin, l'Homme ne trouva plus le Soleil