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Être Multi-tâches

August 10, 2016

© Elena Shumilova

 

 

S'adapter réclame une certaine souplesse neurologique. Bonne nouvelle : cette plasticité est à la portée de tous ! Ce gain offre l'avantage de parvenir à produire plusieurs choses en même temps, ou de s'interrompre en plein discours puis d'y revenir en un clin d’œil.

 

Comment font les athlètes multitâches ?

 

À imaginer que la vie est UN chemin, tout ce qui est dit, vu, entendu... se déroule sur une ligne unique. Un pas pour chaque action, mot, expérience... Interrompre une expérience en cours revient à la laisser en plan derrière soi, tout en poursuivant la marche. Une fois l'interruption achevée, l'esprit se trouve démuni. L'expérience qui l'occupait est derrière lui. Il n'a plus qu'à faire machine arrière.

 

Or, revenir sur ses pas prend du temps. L'objet est loin, d'ici la lecture est illisible. En attendant d'être suffisamment proche, c'est la confusion. De l'extérieur, "Euuuuuh..." c'est ce moment où l'on bafouille, où l'on a l'impression de ne pas pouvoir retrouver la clarté.

 

Par ailleurs, à titre de comparaison, l'individu qui a tendance à croire qu'il n'a aucun moyen de retrouver le fil de ce qui l'intéressait procède dans son imaginaire comme suit : au lieu de revenir en arrière, sa croyance le pousse à avancer encore, s'éloignant naturellement de l'objectif.

 

L'être multitâches a donc une astuce mentale qui se fige dans l'inconscient : il y a plusieurs chemins et plusieurs expériences en cours ou pouvant être ajoutées. L'esprit est au-dessus et bondit d'une pièce du jeu à l'autre, comme l'enfant qui joue aux petites voitures.

 

Il déplace à la fois la rouge et la bleue, tout en fixant son regard sur le camion parqué plus loin, imitant dans le même temps le vrombissement d'un avion et entrevoyant la saveur des frites émanant de la cuisine, lorsqu'il entend "À table !".

 

Le trou de mémoire et la perte de calme ou de moyens sont conséquents à une trop grande emprise de l'intérêt sur une expérience privilégiée. Placer son énergie en faveur d'un élément unique fait de lui un monument. Or, tout gros-œuvre réclame un délai dont la seule idée crée de la pression.

 

L'adaptation, c'est bondir en une fraction de seconde d'un objet d'attention à un autre. C'est être concentré sur tout en étant focalisé sur rien en particulier. De cette façon, ce qui appartient au gros-œuvre dans le monde matériel peut représenter un simple jeu de construction dans l'imaginaire.

 

Cette représentation amène légèreté à l'esprit et au corps. C'est ce qui est perceptible de l'extérieur à observer un multitâches à l'action. Il est vif, léger et rapide. Il s'en trouve même revigoré.

 

Il est plus aisé de tenir des pièces de construction dans sa main que de les déplacer laborieusement par le biais d'un minuscule Playmobil. Il est plus hypnotique, et par là même galvanisant, d'être cet éternel enfant au-dessus de son parterre de jeu.

 

 

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