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Capitaine, mon Capitaine !

August 16, 2016

 

Si l’on apprenait dès tout petit que la Responsabilité est une ressource, une attitude, une qualité intrinsèque à tout être humain. Qu’elle est source de liberté, de grandeur, de plaisir... Est-ce qu’on ne courrait pas tous après ? Est-ce qu’on ne clamerait pas tous « Bordel, je veux ça, moi aussi !! » ? Ne chercherait-on pas des solutions pragmatiques à nos manques de liberté, de penser et d'agir ?

 

Qui prend acte de ses désirs, recherches et émotions, se dirige là où il le souhaite puisqu'il choisit de tenir son gouvernail. Pour soi, cela apporte un gain de tranquillité d'esprit de se sentir fiable soi-même. On ne recule pas, on agit. On n'attend pas, on opère. À l'intérieur, les garde-fou sont relaxés.

 

Confiance interpersonnelle, signe d'humanité ou dépense défavorable des potentiels vitaux ?

 

On observe des résultats fondamentalement différents entre accorder sa confiance pour encourager un rythme à se déployer, et feindre la confiance par servitude, qui revient à placer le gouvernail entre les mains d'un matelot qui a sa propre barque à mener. Nul ne connait mieux le navire que son propre Capitaine. Parfois, le Capitaine doute seulement de cela.

 

Compter les uns sur les autres, n'est-ce pas une énième douce croyance insensée ? Faire courber l'échine à l'autre et l'utiliser comme accoudoir. Qui a besoin de ce type de repos de comptoir ? L'être qui agit en direction de ses aspirations et dans le sens de son évolution ? Ou l'être qui passe un certain temps courbé pour autrui avant de réclamer le support extérieur à son tour ?

 

Le saute-mouton est amusant, toutefois la progression s'avère plus lente qu'un tracé libre et mesuré.

 

Compter ses factures de retard sur le dos d'une tierce personne. Des factures émotionnelles et comportementales comme autant de rappels d'un manque de responsabilité personnelle. C'est employer autrui dans le but d'agir à notre place.

 

Agir ? Comme réaliser une tâche qui nous semble importante, ou régler un conflit intérieur, remporter une victoire ou un gain. Un coach irresponsable qui vit ses batailles à travers son client, un parent qui ressent ses victoires en dirigeant son rejeton, un partenaire qui accuse son conjoint de ne pas être comme ceci ou comme cela...

 

Qui espère ou demande explicitement de l'aide ou une négociation peut obtenir le relai et l'écoute escomptés et agir plus rapidement comme il l'envisageait. Celui qui exige qu'il en soit ainsi s'expose à des conflits, rarement menés en bonne intelligence. C'est mathématique.

 

De l'extérieur, cela apparaît à travers le trépignement, les petites remarques piquantes, les soupirs, les regards mauvais, râler, jurer dans son coin... mais aussi éternuer, prendre froid subitement, développer des troubles de l’audition, de la digestion, de l’élocution... avant que le tuyau ne pète.

 

Ouvrir les vannes, c'est exprimer clairement et posément la situation vécue personnellement ou agir seul et défendre en solitaire une idée particulière, quand on espérait être relayé ou soutenu.

 

On cherche tous à être le matelot d'un autre, lorsque l'on a besoin d'apprendre à tenir sous les vents d'une partie du globe qui nous est moins familière. Pour être un Capitaine plus accompli sur notre propre vaisseau. Comment veut agir le Capitaine qui note la présence d'un matelot insolent qui cherche de force à faire dévier le bâtiment qui l'accueille ? Ou celle d'un navire qui le charge perpétuellement ?

 

Comment veut répondre un matelot qui se sent utilisé à foison par le Capitaine qu’il pensait apte et volontaire à lui transmettre les rudiments de la navigation ?

 

Nous avons la responsabilité de nos choix. À terme, le gain d'énergie provenant de cette façon de penser et de fonctionner est providentiel. Il est plus léger de se dire "C'est à moi de trouver un moyen de le faire", plutôt que tendre les mains en direction d'un parent de substitution, qui donnerait la petite cuillère "Bon sang ! Tu veux bien arrêter de faire l'avion ? J'ai faim !"

 

Un moyen efficace de se faire des ennemis est d'avoir des exigences à manifester. Tirer la manche d'une façon ou d'une autre jusqu'à ce qu'autrui abandonne ses priorités. Au lieu d'encourager un respect mutuel et une attitude d’équipe. Et le premier ennemi est la part de soi-même qui pense

" Qui crois-tu être pour penser que tu ne peux pas le faire seul ? "

 

Bénis soient ces gens qui ne se laissent pas user jusqu'à la moelle, ils rendent service à ceux qui ne croient pas encore assez fort en eux .

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