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La Dépression Utile

September 2, 2016

 

Trois principes formeront les bases de cet article :

 

  • Toute pathologie relève d'une intention positive inconsciente. On peut la situer tant dans l'idée psychologique d'une volonté résolue à diriger la conscience vers la face joyeuse de la médaille, que dans l'idée biologique que les cellules nerveuses réagissent et communiquent dans une optique d'harmonie et de protection.

  • L'expérience de la tâche de Porsolt - nage forcée - ou de la vérification mnésique chez les souris de laboratoire. Les souris dépressives ont un comportement particulier.

  • Le climat. Une dépression est un phénomène climatique de régulation.

 

Et si la dépression nerveuse était néfaste uniquement par la croyance qu'elle n'est pas profitable ? Si le seul rejet de soi sous le prisme de cette croyance était en cause dans les états sévères et suicidaires ?

 

La souris dépressive est une souris qui a subi un traumatisme. Le traumatisme intervient lorsque l'inattendu se produit. Si le confort en résulte, c'est un comportement neutre ou de satisfaction qui s'inscrit, avec recherche éventuelle d'une nouvelle expérience similaire. Si l'inconfort en résulte, le repère est appelé traumatisme. Et si nous retirons à ces mots leur teneur positive et négative, que se passe-t-il ?

 

Une souris placée six minutes dans l'eau d'un pichet va tournoyer comme une acharnée si elle est habituée à des repères de stabilité. Une souris ayant connaissance de la nature potentiellement changeante des choses va flotter et se contenter de quelques brasses. Au bout de six minutes, à considérer que l'expérience prend fin et qu'on les libère, laquelle aura épuisé ses forces ? Laquelle aura le plus rapidement observé son environnement, et déduit spontanément que faire la planche est judicieux [Nous rencontrons ici le principe d'intention positive] ?

 

Tester leur capacité de mémoire produit des résultats tout aussi intéressants que l'on peut interpréter sous le prisme du précepte habituel de "dépression négative" ou d'un autre. Les souris stabilisée repèrent immédiatement un changement dans leur environnement. Les souris déstabilisées semblent ne pas avoir mémorisé ce qu'il contenait du fait qu'elles se montrent chaque fois observatrices de tout.

 

Et si elles avaient bien mémorisé ? Si elles étaient seulement plus rationnelles et consciencieuses, à leur façon ? Après tout, si quelqu'un a déplacé un objet, peut-être que tel autre a été quelque peu modifié ou souillé, ou cache-t-il désormais un autre élément ? Et si elles allaient voir au-delà des apparences, par expérience ? Et que la stabilité peut être inversement gage de naïveté et d'erreur de jugement ?

 

Comment vit un dépressif à qui l'on transmet l'idée que grâce à sa condition particulière, il peut nourrir un terreau d'innovations et de réactions sophistiquées qui le rendent plus adaptable ? Que sa manière naturelle d'attirer la pression fait tomber la pluie régulièrement sur la sécheresse routinière, quand d'autres dansent en priant que le renouveau se produise ?

 

Une souris qui dépense toute son énergie à tourner en rond, au lieu d'attendre calmement que la situation qu'elle n'a pas le pouvoir de changer évolue en sa faveur, n'est-elle pas ici comme un climat aride d'ensoleillement stable ? Un climat qui ne permet pas aux plantes de se diversifier ?

 

Ne peut-on pas apprécier le désert autant que la mousson sans être poursuivi par la croyance admise que c'est invivable, déplorable et aliénant ? Que devient celui qui grandit dans l'idée qu'il est aliéné ? Ne croit-il pas qu'il est un vilain canard, alors qu'il est un cygne d'expérience ?

 

La souris ayant expérimenté l’instabilité se mettrait-elle à couler de fatigue mentale dans le cas où ses congénères lui répéteraient à tue-tête « Mais nage ! Nage ! Il faut nager ! » ? Ou bien apostropherait-elle sa copine de galère ? « Eh..! Patiente, ouvre les yeux : c’est sans issue ! Attends une opportunité, ma chérie ! »

 

L'histoire ne raconte pas ce que la petite souris se dit dans son bocal, ni ce qu'elle pense lorsqu'elle en sort. Elle reflète au demeurant quelque chose de bien inspirant !

 

 

Article rédigé à partir des travaux de l'équipe de recherche en biologie de Pr. Isabelle Mansuy

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