Gestion de la Douleur

AXES :

  1. Quelles applications de l’hypnose

  2. Ce qu’est la douleur ponctuelle

  3. Ce qu’est la douleur chronique

  4. Comment faire machine arrière

  5. Comment peut-on anesthésier par la seule force mentale

  6. Comment peut-on soulager les douleurs morales d’un malade ou d’un être en fin de vie, par l’hypnose

L'utilisation du phénomène d'analgésie provoquée sous Hypnose peut être intéressant dans la gestion des douleurs chroniques, interventions médicales, dans l'accouchement par voie naturelle sans péridurale, dans certains cas de dentisterie où il est nécessaire de garder un minimum de sensations, dans certaines interventions chirurgicales et dans certains cas d'intolérance aux médicaments.

La douleur est un signal indiquant un dysfonctionnement. Quelque chose a besoin d’attention. La douleur dit « Agis ! » Ce quelque chose, lorsque la douleur est ponctuelle, provient souvent d’un accident. C’est la douleur de la bosse sur le crâne, de l’écorchure sur le genou, puis celle de l’intervention chirurgicale. Moralement, c’est aussi celle de se trouver « accidentellement » en présence de ce qui représente pour soi une source de désagrément.

La douleur chronique est ce même signal de départ, qui intervient cette fois de façon récurrente. Pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas eu de réaction consciente bénéfique observée par le système. L’esprit n’a pas saisi quelle action il a intérêt à produire pour réparer le dysfonctionnement. C’est la douleur de la blessure physique ou morale pas encore refermée, celle dont on ne s’est pas encore occupé ou pas de la façon adéquate. Et non, la médecine ne se montre pas toujours écologique. Ce secteur reconnaît de plus en plus souvent ses erreurs, ses limites et envisage enfin de s’ouvrir à de nouvelles méthodes.

Faire machine arrière, c’est... aller de l’avant ! Et oui ! Souvent, la douleur indique qu’il est utile de revenir sur ses pas non par crainte, mais par désir d’observer comment mieux réaliser ce pas. C’est le geste de la danseuse qui retourne à son emplacement de départ pour produire une énième série de pas chorégraphiés sur le modèle de son professeur. C’est avancer en observant qui sait déjà ou en prêtant attention seul à son équilibre et à ses mouvements. Ainsi, une douleur physique s’atténue souvent avant même que la guérison soit effective et observable au niveau de la blessure, tout simplement car la guérison est déjà engagée au niveau mental ! L’envie de réussir à améliorer sa condition d’être humain – en agissant activement et avec persévérance et originalité sur ses blessures – est l’indicateur clé qui convainc le cerveau de couper progressivement les alarmes. Il suffit de se dire « Je décide d’agir ! » pour se sentir plus léger. Un coup de poing sur la table plein d’enthousiasme qui est bien différent d’un « Allez.... je retourne au combat... » bourré de lassitude et de désespérance.