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Sentiment de Trahison

November 24, 2016

 

Traître ? Telle est la question que se posent bien des individus campés sur une histoire mordante. "On est d'accord, on m'a trahi ?!" , "Je ne peux pas faire ça... je ne suis pas un traître !"

 

Et si la trahison était vendue comme bidon, un vulgaire hoax ? Pourrait-on "faire ça" ? Ou bien ceci n'entrerait simplement pas dans nos élans naturels comme on dirait "Je sais que j'ai le droit de manger ce que je veux, je peux manger un croissant, mais je n'en ai pas envie." ? Le traître... un très être ?

 

Observons la relation de "bons droits" de "tout bien tout honneur", qu'il s'agisse de la vivre avec un partenaire, un chat ou un label alimentaire. Le cadre loyal revendiqué par les usagés de l'idée de trahison vise à se rendre funambule et l'autre, partenaire d'équilibre. Puisqu'en cas de changement de position de cet autre, le sentiment le plus répandu est une déstabilisation plus ou moins forte. Allant du chancellement à la chute. Aïe ! Ça pique !

 

Nous avons donc un intérêt métaphorique ici : quel funambule professionnel serait assez téméraire - ou idiot, c'est selon son objectif - pour refiler les extrémités de son câble à un tiers dont l'endurance est reconnue comme variable et souvent imprévisible ? Tout dépend la hauteur visée, de celle à laquelle on se sent le débutant existentiel d'alors, à celle à laquelle on se sent pousser des ailes.

 

Les guerriers du câble se branchent à de solides crochets plantés dans la roche ou entourent leur forte corde autour de puissants troncs. Ils défilent ainsi, entraînent les mouvements, concentrés uniquement sur le fil qu'ils ne perdent pas de vue.

 

Un caractère psychorigide tendrait son câble comme un string, de quoi le péter sans même avoir un bouc émissaire à accuser du geste. Au demeurant... indigeste. Tandis qu'un caractère trop mou ferait tant de s'en faire une corde à nœud et de s'essayer en premier lieu à un changement d'altitude, ce qui effacera la pensée de se pendre avec !

 

Faire confiance à autrui est très joli sur le papier. Dans les faits, notre signature n'est pas fiable si nous ne faisons pas avant tout confiance à nos perceptions. Aller au-delà des cinq sens et laisser le cœur prédire si oui ou non le partenaire aura la force nécessaire à partager la responsabilité de notre équilibre. Et sur quelle durée. Et ne serait-il pas mieux loti et nous tout autant en partageant ces jeux de parcours sur des câbles parallèles, en se tenant par la main, quand les chances de parvenir à une jolie chorégraphie sont pressenties comme élevées ?

 

Lorsque chacun déambule en funambule indépendant, les partenaires vont et viennent dans le paysage, le changement d'entourage produit une pause le temps de dire au revoir et bon vent, et le câble lui est toujours maintenu et stable, attendant le nouvel élan du funambule.

 

Le sentiment de trahison n'a plus lieu d'être et le cœur s'ouvre à de nouveaux entourages ou de nouveaux horizons. La chance est l'habit de la confiance personnelle qui tient à demeurer au chaud lorsque le froid tombe sur le fil, au milieu des crêtes. L'écran qui la protège des coups foireux d'un soleil de plomb, d'un bout à l'autre du Grand Canyon. Le harnais supplémentaire quand un vent mauvais souffle fort entre les pins. La chance, synonyme de bon sens et de maturité ? Est-on chanceux lorsque l'on a senti, repéré, qu'on aurait besoin d'un k-way, quand l'autre se trouve malchanceux de se prendre la flotte ?

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